• equiyinequiyang

Mon cheminement, ma rencontre avec Terre d'illich, et ma vocation.

Mis à jour : mars 27


Bonjour à tous. J'ai dédié ce post à une présentation plus intime et authentique de mon cheminement personnel, pour ceux qui souhaiteraient avoir un aperçu de cohérence globale entre mon parcours de formation et mes ressentis intérieurs... Comment diable une élève étiquetée La Cense se retrouve à collaborer avec Terre d'illich ?! Explications. 3, 2, 1... C'est parti.

Clémentine, 28 hivers à mon actif. Ayant grandi en région parisienne et pratiqué l’équitation classique dans un centre équestre urbain où les chevaux vivent en box ou en stalle, j’ai commencé à ressentir un malaise grandissant en venant au poney-club. Tout ce qui m’y mettait en joie auparavant (les amies cavalières, les poneys, les cours, l’ambiance du Club) commença à provoquer, en sourdine, tristesse, incompréhension, doute. Agée alors de 15ans (2007), il était difficile de mettre des mots sur ces ressentis. C’est à l’âge de 17 ans que j’ai décidé d’arrêter de monter en centre équestre, et que j’ai commencé à écrire à ce sujet. « Pourquoi les chevaux semblent-ils prendre vie uniquement devant la brouette de granulés ? Pourquoi sont-ils agressifs ? Quoi qu’on en dise, non, cela n’a rien à voir avec leur caractère… Et le mors qu'on leur met dans la bouche, est-il utile ? Pourquoi je ressens un malaise avec cet outil malgré tout ? Les fers n'ont-ils vraiment aucune conséquence sur la santé du cheval ? » J'orientais alors mes études vers la Science, pour trouver des explications sensées à ces questionnements "émotionnels". En cherchant sur internet des personnes pouvant m’éclairer sur ces ressentis intérieurs et cette profonde tristesse mêlée de révolte, j’ai fait la rencontre de Terre d’illich. Mireille (fondatrice de Terre d’illich) et Marie (créatrice de L'Equitude) m’ont accueillie à bras ouverts et m’ont fait entrer dans leur univers. C’est ainsi que ma quête commença, il y a 10 ans. J’ai orienté mes études vers une licence en biologie, puis un Master de Recherche Scientifique en Neurosciences, Comportement et Cognition, afin d’utiliser les arguments scientifiques rationnels pour défendre le bien-être animal, en adoptant un savoir mécaniste du Vivant. Ce choix d’étude était motivé par une chose : le besoin de partager mon intuition et de la rendre compréhensible et acceptable par le plus grand nombre, afin de trouver ma place et de pouvoir enfin lier des liens authentiques avec mes semblables. M'efforçant de cultiver mon intelligence rationnelle dans la jungle de mon intelligence émotionnelle, alternant crises de révolte envers mes amis cavaliers et sentiment de solitude, j’ai continué d’écouter mes ressentis et de les verbaliser.

Fatiguée de lutter dans mon cercle social, je suis passée de la révolte au silence et à la solitude résignée, un début de tolérance. « On n’ouvre pas les esprits à coups de marteau… Rien ne sert de parler. Il suffit d’incarner nos valeurs dans nos actes et nos comportements et d’accepter là où on en est... Tout en acceptant là où les autres en sont. Faire confiance dans le chemin de chacun… » Mon premier cheval, Ouestern, dont j’ai rencontré le chemin en 2013 (j’étais alors âgée de 21ans) m’aida inconsciemment dans cette quête intérieure, en parallèle de mes études universitaires.

En 2016, j’ai décidé de ne pas poursuivre sur ma lancée et de ne pas entamer une carrière dans la recherche scientifique, domaine que je trouvais encore une fois incohérent, robotisé, dissocié, parfois dénué d’humanité. J’aspirais à être sur le terrain auprès des Hommes et des chevaux. C'était un besoin, un manque, un appel. Ma rencontre avec Ouestern et de nombreux propriétaires de chevaux m’a confortée dans une observation : quand l’humain essaye de comprendre son cheval et d’agir avec justesse envers lui, par amour pur, alors il commence à changer. Les comportements destructeurs et d’auto-sabotage, les schémas comportementaux répétés au cœur des relations, tout cela remontait à la conscience de l’humain au fur et à mesure qu’il progressait dans sa relation avec son cheval. Et après avoir identifié ces comportements, l’humain pouvait commencer à changer pour devenir la meilleure version de lui-même. Ce voyage est souvent pénible : l’humain passe par le désespoir, la colère, l’incompréhension, la peur. « Je ne vais pas y arriver avec ce cheval, je ne suis pas à la hauteur, je ne le comprends pas, il est dangereux pour moi… » Face à ces observations, j’ai décidé d’écouter mon cœur et de faire de ce voyage une vocation : accompagner les humains qui aiment les chevaux de tout leur cœur dans ce voyage à la reconquête de leur espace intérieur médiatisé par le lien qu’ils ont avec leur cheval. Afin d’acquérir les diplômes adéquats et de pouvoir toucher un maximum de cavaliers, j’ai repris, en 2017, le chemin du monde équestre : j’ai alors atterri au Haras de La Cense, toujours accompagnée de Ouestern, afin de suivre leur formation internationale. En 2019, je sors diplômée du BPJEPS Equitation, et des Brevets Fédéraux d’Enseignant en Equitation Ethologique de niveau 1 et 2. Je suis également partie au Montana pendant 3 mois pour me former au débourrage des poulains. Pendant deux ans, à nouveau au contact du monde équestre actuel et découvrant l’univers des cowboys, je n’ai pas perdu mon chemin intérieur. A chaque fois que je serrais les dents et ravalais mes émotions et mon empathie équine, cela renforçait mes convictions intérieures. J’ai pris ce que j’avais à prendre, des outils et des compétences professionnelles adaptables à mes ressentis profonds, et laissé le reste. Abordant ces deux années en cultivant un regard observateur, de tolérance, et de confiance en l’humanité, cela m’a permis de traverser ces deux années et de « tenir mon cap » dans la tempête malgré un début d’effacement de mon identité à force de ne plus me positionner et de simplement observer. Aussitôt ma formation finie, je me suis empressée de reprendre contact avec mon sanctuaire de cœur : Terre d’illich. Le refuge après la tempête. C’est ainsi que naît notre partenariat : 10 ans plus tard, en ce début 2020, j’ai posé mes valises à Terre d’Illich. Je me suis installée en auto-entrepreneur pour commencer ma mission auprès des propriétaires et de leurs chevaux. Ce statut me permet de vous transmettre mon enseignement à domicile, mais également de vous recevoir en cours ou en stage à Terre d’illich avec leur cavalerie, que j’ai repris au travail depuis Décembre 2019 dans cette optique.

Mireille, Marie et Eric, les trois associés que j’ai rejoint en cette fin 2019, sont chacun sur ce voyage de la cohérence entre leurs valeurs, leurs ressentis, et leurs actes quotidiens, afin de vous ouvrir les portes d’un lieu où vous pourrez à votre tour venir expérimenter ce voyage.

Nous vous proposons de venir vivre une expérience à Terre d’illich : celle d’aller à la rencontre de vos ressentis intérieurs en toute authenticité, de les identifier, grâce à votre interaction avec le cheval, que ce soit à pieds ou monté. Et dans ces moments, furtifs au début, où l’alignement apparaît, que la cohérence intérieure s’exprime, alors la danse entre ces deux êtres peut commencer, en liberté, sans mors, dans la joie pure.

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